Pour la plupart des experts en sinistres, l’été signifie de longues journées, des appels frénétiques et des réclamations consécutives liées aux dommages causés par une tempête et tout le stress lié à la saison CAT (catastrophe). Le rapport 2025 du CLM sur les cinq plus grands défis auxquels font face les experts en sinistres a mis en lumière l’augmentation des charges, le fardeau administratif et les flux de travail obsolètes, autant d’enjeux qui deviennent plus visibles lorsque la pression CAT diminue.
À la fin septembre, le volume de nouveaux dossiers urgents diminue habituellement. Cette « saison intermédiaire » entre les CAT d’été et les tempêtes hivernales est bien plus qu’une simple occasion de reprendre son souffle. C’est aussi une occasion de se réinitialiser.
Un domaine où la formation rapporte ses fruits? Frais de subsistance supplémentaires (ALE).
Pourquoi ALE mérite de l’attention en formation
L’ajustement des dommages matériels est une seconde nature pour la plupart des experts en sinistres : évaluer la portée, estimer et fixer des réserves. ALE, par contre, joue selon des règles différentes.
- C’est émouvant : Les familles ne se contentent pas d’attendre une estimation de réparation, elles se demandent où elles vivront, comment leurs enfants iront à l’école, et si leur vie redeviendra un jour normale.
- C’est imprévisible : Les coûts des ALE peuvent exploser rapidement si les placements s’éternisent, si le logement est difficile à trouver, ou si les délais de reconstruction s’étirent.
- C’est souvent négligé : Peu de programmes de formation se concentrent sur l’EAV, laissant plusieurs apprendre sur le tas, dans des situations de stress élevé.
Cela ne veut pas dire que chaque expert doit devenir expert en placement ALE. Cela signifie plutôt connaître les points clés de pression et reconnaître quand un partenaire spécialiste comme Accomsure devrait intervenir.
- La formulation des politiques n’est pas toujours claire
Les clauses ALE varient. Certains plafonnent la couverture selon le temps, d’autres selon la valeur monétaire totale, et beaucoup restent vagues sur des éléments comme les services publics, le transport ou l’entreposage.
👉 À retenir : Au début d’une réclamation, cartographiez à la fois la limite de temps et le plafond du dollar. Cela évite de promettre une couverture excessive qui pourrait ne pas rester dans les limites de la police.
- Les familles ont besoin d’attentes claires
La plupart des assurés ne savent pas à quoi ressemble un logement « raisonnable » selon leur couverture. Sans orientation, ils peuvent supposer qu’ils peuvent choisir n’importe quelle location ou rester hors de leur maison indéfiniment.
👉 À retenir : Utilisez une courte liste de vérification pour établir vos attentes dès le début :
- Combien de chambres sont nécessaires?
- Les animaux de compagnie font-ils partie du foyer?
- À quelle distance est-elle « raisonnable » du travail ou de l’école?
- Est-ce que toutes les personnes à la maison sont couvertes par la police (c.-à-d. un colocataire)?
Documenter les réponses à l’avance évite les conflits par la suite.
(Pour en savoir plus sur la compréhension des besoins des assurés, consultez notre blogue : Ce que veulent vraiment les assurés déplacés).
- L’empathie seule ne contrôle pas les coûts
Les familles ont besoin de compassion, mais la discipline des coûts compte aussi. Les longs séjours à l’hôtel et les repas quotidiens permettent de dépasser rapidement les limites d’ALE.
👉 À retenir : Cherchez des placements qui réduisent naturellement les dépenses. Par exemple, une location avec cuisine peut réduire les allocations repas tout en offrant aux familles une routine plus « normale ».
(Référence : IBC 2025 note que l’inflation et les pénuries de logements entraînent des retards de reconstruction et des coûts d’ALE plus élevés.)
- La documentation protège tout le monde
Quelques mois après un placement, les assurés peuvent demander : « Pourquoi cette location et pas une autre? » Si la documentation est limitée, les différends deviennent plus difficiles à résoudre.
👉 À retenir : Gardez des notes concises qui expliquent le « pourquoi » derrière chaque décision. Même une phrase comme « unité au rez-de-chaussée requise pour problème de mobilité » peut faire gagner du temps plus tard.
- Les experts en sinistres ne peuvent pas tout faire
L’EA exige souvent des compétences en dehors de la boîte à outils de l’expert, allant de la connaissance de l’immobilier à la logistique de relocalisation. Essayer de tout gérer en même temps que des réclamations de biens est accablant.
👉 À retenir : Construisez un réseau de confiance. Avoir des fournisseurs fiables, des spécialistes du logement, des entreprises de restauration ou, mieux encore, un partenaire ALE englobant en gestion garantit que les familles sont placées rapidement et que les réclamations continuent d’avancer.
Formation pour la sensibilisation, partenariat pour l’exécution
Les experts en sinistres n’ont pas besoin d’être des experts en ALE. La formation est une question de sensibilisation : savoir où l’ALE devient difficile, quelles questions poser et comment éviter les pièges les plus courants.
L’exécution, la recherche de logements, la négociation des tarifs, la gestion des reçus, c’est là que les partenaires interviennent. Chez Accomsure, l’ALE est tout ce que nous faisons. Nous travaillons aux côtés des experts en sinistres afin que les familles soient placées rapidement, que les coûts restent sous contrôle et que les réclamations continuent d’avancer.
Alors que la saison des CAT tire à sa fin, prenez le temps d’affiner votre conscience des ALE. Quand le prochain grand événement arrivera, vous serez prêt et vous saurez vers qui vous tourner pour obtenir du soutien.
👉 Découvrez nos services de gestion des réclamations ALE ou consultez davantage d’informations sur notre page Ressources.

